COVID-19 : le gouvernement pourrait-il vous géolocaliser?

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Votre cellulaire regorge d’informations. Elles permettent entre autres de savoir où vous êtes : c’est ce qu’on appelle la géolocalisation. Le gouvernement peut-il obtenir ces informations pour contrôler la pandémie?

Géolocaliser les personnes infectées par la COVID-19

Les directeurs de santé publique peuvent ordonner à une personne qui est atteinte de la COVID-19 de s’isoler. Si elle refuse de le faire, les policiers peuvent alors la retrouver et l’arrêter. Pour retrouver cette personne, les policiers peuvent utiliser plusieurs méthodes. En avril, les policiers ont utilisé la géolocalisation pour retrouver une personne infectée qui ne respectait pas l’ordre de s’isoler.

Géolocaliser pour prévenir la contamination

L’une des solutions envisagées pour prévenir la contamination consiste à géolocaliser la population pour identifier les personnes qui ont été en contact avec une personne infectée. Le gouvernement du Québec n’a pas l’intention d’imposer une telle mesure pour le moment. Mais pourrait-il le faire? Il est difficile de répondre à cette question avec certitude.

En effet, la situation actuelle comporte un risque réel pour la santé de la population, ce qui donne des pouvoirs exceptionnels au gouvernement. Toutefois, la géolocalisation contrevient aux droits et libertés individuelles.

Vers une géolocalisation volontaire?

C’est notamment ce que propose le gouvernement de l’Alberta. Les albertains pourront choisir s’ils acceptent d’être géolocalisés à l’aide d’une application pour téléphones intelligents. Cette application permettra d’informer une personne qui a été en contact avec une autre personne qui a obtenu un test positif à la COVID-19. Ce même type d’application est à l’étude notamment en France.