À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, voici un résumé des moments charnières pour les femmes au pays le 20e siècle.

1918
Les femmes âgées d’au moins 21 ans obtiennent le droit de vote aux élections fédérales, à l’exception de certains groupes ethniques exclus par la loi. C’est le cas par exemple des personnes d’origine asiatique ou encore autochtone.
1929
Dans le cadre de l’affaire « personne », les femmes sont reconnues comme étant des personnes selon l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867. Cette décision permet, entre autres, aux femmes de devenir sénatrices.
1940
Le Québec accorde le droit de vote aux femmes pour les élections provinciales. C’est la dernière province à le faire.
1961
Élection de Marie-Claire Kirkland-Casgrain, première femme députée à l’Assemblée nationale.
1964
Les femmes québécoises ne doivent plus obéissance à leur mari et ont désormais la pleine capacité juridique.
1969
Le gouvernement canadien décriminalise la contraception.
1970
La communauté de biens cesse d’être le régime matrimonial de base pour les couples mariés. Ce régime avantageait le mari au détriment de l’épouse dans la gestion des biens communs de la famille. Les nouveaux couples mariés sans contrat sont désormais soumis aux règles de la société d’acquêts, plus égalitaire.
1975
Adoption par le gouvernement québécois de la Charte des droits et libertés de la personne, qui prévoit notamment l’interdiction de la discrimination basée sur le sexe.
1979
Les Québécoises peuvent désormais prendre un congé de maternité de 18 semaines sans risquer de perdre leur emploi.
1983
Une agression sexuelle commise par une conjointe ou un conjoint est désormais reconnue comme un crime.
1988
La Cour suprême du Canada dans le jugement R. c. Morgentaler, établit que l’avortement n’est plus un crime au Canada.
1996
La Loi sur l’équité salariale est adoptée au Québec. Cette loi vise à corriger les écarts de salaires entre hommes et femmes pour des emplois de valeur semblable dans la même entreprise.
2021
La Loi sur le divorce est modifiée pour inclure la notion de violence familiale. La violence familiale est prise en compte durant le processus de divorce et pour déterminer le temps de garde parentale de chaque parent. La violence familiale englobe notamment l’abus sexuel, physique, psychologique et financier .