À l’automne 2025, la nageuse Penny Oleksiak a été suspendue deux ans pour avoir omis de donner sa localisation à trois reprises. Ce cas rappelle que les règles antidopage vont bien au-delà de l’interdiction de consommer des substances dopantes.

Selon le Code mondial antidopage, les athlètes doivent notamment être disponibles en tout temps pour se faire tester. Les athlètes aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 doivent respecter cette règle et plusieurs autres, sous peine de recevoir des sanctions.
Les athlètes et les équipes qui ne respectent pas les règles antidopage peuvent se faire suspendre temporairement des compétitions de leur sport. Ils peuvent aussi perdre leurs médailles, leurs points et leurs prix ou recevoir des sanctions financières.
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Un code signé par environ 700 organisations sportives Le Code mondial antidopage s’applique seulement aux sports dont l’organisation dirigeante a signé le Code. Cela inclut la majorité des grands sports et des sports paralympiques, mais aussi d’autres sports moins connus comme le mini-golf, le bridge, les échecs et les sports électroniques (« e-sports »). |
Des tests obligatoires
Les athlètes n’ont pas le droit de refuser de se faire tester et doivent être disponibles en tout temps pour des tests de dopage aléatoires. Des échantillons de leur sang ou de leur urine peuvent être demandés. De plus, les athlètes n’ont pas le droit de falsifier ou d’essayer de falsifier les résultats des tests de dopage, par exemple, en remplaçant ou en modifiant un échantillon lors d’un test.
Certains groupes d’athlètes doivent aussi fournir leur localisation tous les trois mois. Comme l’indique La Presse, ces athlètes « doivent fournir leurs adresses quotidiennes (domicile, hôtel ou autre), leurs lieux et horaires d’entraînement et de compétition, leurs lieux et horaires scolaires, leurs horaires de travail ou de rendez-vous médicaux, ainsi qu’une plage horaire de 60 minutes chaque jour pendant laquelle ils sont disponibles pour un contrôle. »
Elles et ils doivent s’y trouver et être disponibles pour se faire tester. Après trois manquements, on considère que les athlètes commettent une faute et on peut leur imposer une sanction.
Une liste d’interdictions
Les tests de dopage obligatoires permettent de détecter si les athlètes utilisent des substances. Une liste de plus de dix pages de substances et de méthodes de dopage est interdite aux athlètes. Les athlètes n’ont pas le droit d’utiliser ni même d’essayer d’utiliser ces substances ou méthodes de dopage.
La simple possession de ces substances est également interdite. Mais ce n’est pas tout. Une ou un athlète commet une faute dès qu’une substance interdite se trouve dans son corps, même sans le savoir.
Les stimulants, les narcotiques (comme l’héroïne) et le cannabis sont interdits seulement pendant les compétitions. D’autres substances sont interdites même en dehors des compétitions. C’est le cas des stéroïdes anabolisants, qui reproduisent la testostérone et augmentent la force et la croissance des muscles.
En plus des substances interdites, il y a également des méthodes de dopage interdites. Parmi les méthodes de dopage interdites, les athlètes n’ont pas le droit de recevoir plus de 100 ml d’injection sur une période de 12 heures, sauf dans le cadre de soins médicaux.
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Une première à venir En fin mai 2026, les Enhanced Games auront lieu à Las Vegas. Ce seront les premiers jeux où les athlètes doivent se doper pour participer. L’Agence mondiale antidopage, l’organisation qui fixe les règles antidopage, ne semble pas avoir donné son avis sur cet événement pour l’instant. |