Au Canada, publier, texter ou partager les images intimes de quelqu’un sans son accord est un crime.

Qu’est-ce qu’une image intime?
Une image intime peut être une photo ou une vidéo. Elle peut montrer ou représenter une des trois situations suivantes :
- une personne nue,
- certaines parties du corps, comme les seins ou les parties génitales,
- une activité sexuelle explicite.
La personne qui se trouve sur l’image s’attend à ce que l’image reste privée.
L’image intime peut aussi être un « hypertrucage » (« deepfake », en anglais), c’est-à-dire une image créée ou modifiée à l’aide de l’intelligence artificielle. Par exemple, il peut s’agir d’une vidéo où le visage de la victime est superposé à celui d’une personne exposant ses parties génitales.
Des gestes interdits
Publier une vidéo intime d’une autre personne sur un site Web, envoyer des photos intimes de son ex à un ami par message texte ou menacer de le faire sont des gestes interdits.
Pour les images intimes concernant des personnes mineures, une personne qui les publie ou partage pourrait aussi être accusée de distribution de pornographie juvénile. C’est le cas même si le mineur accepte le partage de photos.
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Attention! Depuis le 10 octobre 2025, le Code criminel utilise le terme « matériel d’abus et d’exploitation pédosexuels » pour parler de « pornographie juvénile ». Pour l’instant, Éducaloi conserve le terme « pornographie juvénile » dans l’ensemble de ses contenus. |
Pour en savoir plus : consultez notre article sur le partage sans consentement d’images intimes détaillant les recours possibles. Si vous êtes intervenante ou intervenant, nous vous proposons aussi un module d’apprentissage sur le sujet.